Golden Pavilion / Pavillon d'Or

Golden Pavilion / Pavillon d'Or

Si nous remontons à l'origine des civilisations, nous nous apercevons que la qualité existe dès la mise en place d'un pouvoir centralisé, dirigé par des chefs de tribus, des rois ou des pharaons.

Nous ne pouvons pas affirmer que la démarche qualité soit apparue à un moment précis de l'Histoire. C'est davantage un élément fondamental du comportement de l'homme. Aristote, dans sa, « Métaphysique » définissait la qualité en ce qu'elle est « ce qui fait qu'on dit des êtres qu'ils sont de telle façon ». Il la tenait pour une caractéristique que l'on établit sur les individus pour les cerner. Encore selon lui : « La qualité de l'expression verbale est d'être claire sans être banale. »

Plotin, dans sa deuxième Ennéade, titrée « De l’essence et de la qualité », déclare que « dans le monde intelligible, toutes les choses que nous appelons des qualités sont des actes ».
Autour de 1750 avant J.-C, la qualité dans la construction des maisons est décrite dans le Code de Hammourabi.
Le plus vieux traité, semble-t-il, se présentant comme un guide de la qualité fut découvert en Égypte, à Thèbes, dans la tombe de Rekhmirê et remonte à 1450 avant J.-C.
En Amérique centrale, les Aztèques avaient des pratiques analogues.

Colbert, nommé en 1664 par Louis XIV surintendant des Bâtiments du Roi, des Arts et des Manufactures, comprit, en créant une série de manufactures royales, que la qualité des produits de l'industrie qu'il mettait en place pouvait rendre la France prospère: « Si nos produits sont de qualité, l'argent affluera dans les caisses du Royaume ».

Pionnière en matière d'industrie moderne, l'Amérique l'a été également, dès le début du XXe siècle, dans le domaine de la qualité : la compagnie Ford, créée en 1907, en est l'un des symboles les plus célèbres. En 1910, la fonction de contrôle se sépare de celle de production et la qualité devient l'un des fondements de l'organisation du travail. Cette compagnie applique à une grande échelle les principes de F.W. Taylor.
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, il faut reconstruire l'industrie japonaise; autant le faire sur de nouvelles bases estime le général MacArthur, nouveau maître du Japon. Conscient de l'importance des télécommunications dans cette reconstruction, il crée la CCS (section de communication civile de l'état-major du commandement des forces alliées) dont la mission est de conseiller les fabricants de matériel téléphonique. Les cours du CCS, qui démontrent la nécessité de définir un projet d'entreprise, seront suivis par les présidents de :

  • Sumito Electric,
  • Mitsubishi,
  • Furuhawa,
  • Nippon Electric,
  • Nippon Telegraph and Telephone

qui deviendront les pionniers de la maîtrise de la qualité au Japon.

Le Japon redressera son industrie par la qualité, devenant ainsi la vitrine mondiale de cette nouvelle technique de management.
Le Taylorisme s’est fixé pour objectif de proposer la meilleure façon de produire (The one best way Taylor). Il a donné un formidable essor à cette discipline - l’approche qualité - non seulement dans les entreprises industrielles, mais aussi dans le domaine des services publics.

Les normes de qualité se rapportent ainsi tant aux produits (industriels, intellectuels, services, soins, enseignements, etc.) qu'aux méthodes de production.

Extrait de " La Qualité garantie "

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