Comment faire de la prospective ou comment prévoir les tendances du futur ?

Les algorithmes actuels le font déjà très bien, mais tout le monde ne les maîtrise pas ou n’a pas les moyens techniques pour y recourir à chaque instant.

Prospective algorithmique, comment faire de la prospective
Faire de la prospective c’est une façon plus rationnelle de prévoir le futur qu’en lisant dans le marc du café ou dans une boule de cristal.

Faire de la prospective, devenir un prospectiviste

Envisager l’avenir (à long terme : 10 à 15 ans) devenir un « prospectiviste » d’un marché, d’une entreprise, d’un plan d’action, cela consiste à lire le futur dans le présent en analysant des « signaux faibles ». Même si cela donne des résultats incertains, chacun aimerait bien que l’avenir soit le scénario rose du présent, mais ce n’est pas souvent le cas.

Attention : les prévisions annoncées peuvent être dérangeantes, mais il importe d’en établir pour tracer la route.

En se basant sur les travaux et des analyses hebdomadaires de Philippe Cahen, basés sur les « signaux faibles » et sur des scénarios dynamiques, qu’il publie chaque semaine dans « La Tribune ». Philippe Cahen imagine ainsi le futur via ces signaux qu’il trouve dans le présent :

  • « Signaux faibles mode d’emploi », Eyrolles (2010).
  • « Le marketing de l’incertain » Kawa
  • « Notre futur anticipé par les signaux faibles » Kawa (2017)

Par exemple : il était prévisible depuis 2008 que les comparateurs de prix étaient appelés à disparaître ! En étudiant les « signaux faibles » suivants :

  • en 2008, Le signal faible (plutôt dans ce cas-là, un signal fort) était que Google, a lancé « Froogle » ;
  • devenu plus tard « Google Product Search » ;
  • transformé en 2012 par « Google Shopping » : (un service monétisé auprès des vendeurs, qui doivent payer Google pour que leurs produits soient représentés sur son service).

Il demeurait évident que les autres comparateurs de prix ne pourraient pas suivre les investissements nécessaires pour contrer Google, sans parler de la « mauvaise volonté »  de ce dernier pour ne pas référencer équitablement ses concurrents.

« Google Shopping » a donc laminé les comparateurs de prix. « Kelkoo, LeGuide, Ciao, Cherchons, Idealo… » qui subissent tous de -30% à -50% de chute d'audience tous les ans et tous les autres ne vont guère mieux. Is sont aussi appelés à disparaître rapidement, ou pour le moins se contenter d’opérer sur des niches étroites.

En 2016, Arnaud Lagardère (LeGuide.com) avoue : « J'avais pensé que nos amis de Google nous auraient laissé vivre ».

La seule lueur d'espoir de ces comparateurs de prix vient de Bruxelles, ou la Commission européenne enquête depuis six ans sur l'abus de position dominante de Google ! Mais Bruxelles, c’est Bruxelles.

Extrait de Marketing & Commerce

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