Concernant les notions de marketing et  commerce,  avec les affaires récentes de :

  • Carrefour suppression de 2400 emplois + 2100 chez Dia et la fermeture de 273 supermarché en France (non rentables) ;
  • Lactalis présence des salmonelles depuis 2005.

Carrefour                                              Lactalis

Différences entre marketing et commerce:

Je viens de terminer la rédaction d’un livre : Marketing & Commerce : Évolutions et prospective et je pensais (rapidement je l’avoue):

  • que ces deux mots étaient presque semblables,
  • qu’ils avaient la même signification : « VENDRE »,
  • que ce n’était qu’une question de sémantique,
  • que le premier était plus tendance que le second.
  • que « commerce » était plus utilisé par des commerçants dont la réussite se traduisait en euros, et que « marketing » par des marketeurs surtout récompensés par ceux qui les écoutaient.

marketing et commerce sont utilisés différemment

Depuis les affaires Lactalis et Carrefour, largement et tristement rapportées dans les Médias, je comprends l’étroitesse de mon esprit (naïf). Ils ne sont pas identiques ils sont complémentaires et même que l’un ne va pas sans l’autre. (Je vais devoir réviser mon manuscrit).

En fait, tous les deux correspondent à une pensée, une éthique différente et ayant seulement un objectif commun : VENDRE !

marketing et commerce selon des marques :

Dans Lactalis on avait des « marketeurs » qui ignoraient les lois du commerce, peut soucieux de leurs clients et de leurs partenaires d’ailleurs, ils ne se préoccupaient que de leurs parts de marché, (ceci à tout prix), et aussi des profits pour leurs actionnaires. Qu’importe les mesures de sécurité et les risques qu’ils acceptaient de faire courir à leurs consommateurs.

Dans Carrefour, à l’inverse, des commerçants (boutiquiers) voulant ignorer les nouvelles tendances du marketing à savoir être :

  • « customer centric » ou « centré client », cela veut dire s’organiser, en tant qu’entreprise, pour que la réponse aux besoins des clients et la maximisation de la satisfaction client soient la priorité de tous. Pour Philippe Moati, professeur d’économie à l’université Paris-Diderot, cela implique que l’entreprise change de modèle : son objectif ne doit plus être uniquement de vendre ses produits, mais aussi de rendre service au client. cette stratégie n’est pas qu’une mode : c’est bien une démarche à part entière, attendue (exigée) de leur clientèle;
  • plus soucieux de diminuer leur masse salariale en réduisant le nombre de caissières, plutôt que de reconvertir ces employés « périmées » au service de cette clientèle – par exemple : « des conseillères de vente ». Avez-vous essayé de trouver en rayon un vendeur, entre midi et 14 heures, pour vous renseigner entre deux articles ?
  • de vendre les boutiques via, sans comprendre qu’il y a une véritables attente vers des surfaces alimentaires et moyennes en centre-ville.

De toutes façons, chez les deux on ne retrouve aucun sens social à leur business.

marketing et commerce : la conséquence :

Dans les deux cas nous rencontrons la faillite d’un système basé sur l’étroitesse de vue de « décideurs-non responsables », qui plongés dans leurs certitudes n’ont pas su anticiper : l’évolution de la consommation ou la prise en compte de risques que les consommateurs n’acceptent plus de subir.

Je pense qu’à terme, tous les deux le payeront très cher, mais qu’importe ! Puisqu’ils seront remplacés par de nouveaux acteurs mieux adaptés au marché et aux nouvelles exigences des consommateurs.

« Dans la nature le vide n’existe pas ».

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