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Les violences faites aux femmes (1/2) -

Ces #violences subies par les femmes constituent malheureusement les violations des droits humains les plus répandues dans le monde.

Les causes, et la gravité des sévices à l’égard des femmes dépendent principalement de critères géographiques ou culturels :

“La violence constitue l’arme des faibles “

La notion de violences faites aux femmes diffère :

  • Si elles sont commises en Afghanistan, au Zaïre ou en Europe.
  • Dans “culturels” j’entends surtout religieux, dans des sociétés traditionnellement paternalistes. Où la simple galanterie sera peçue comme une tentative de domination ;
  • Selon le niveau d’instruction (conservateur ou « progressif »). Par exemple le wokisme des néo-féminismes, qui sous prétexte de liberté et d’égalité, peut aboutir à une certaine violence psychologique. Quand celui-ci est poussé par une idéologie extrémiste ;
  • Par des idées destructrices qui auront pour résultat de séparer les femmes des hommes. Voire de supprimer la nature des genres : « qu’est-ce qu’une femme ? » .Ou de s’opposer par principe à tous les hommes, les fameux « mâles blancs » qui seraient violents envers les femmes (par essence) ;
  • De déstabiliser des enfants, en quête d’identité de genre, en leur incitant des interrogations de genre; embarrassantes pour leur âge. Et de les inciter trop tôt à des choix irréversibles qui risquent de les handicaper plus tard (mutilations sur les organes sexuels).

Principales violences sexuelles (souvent institutionnalisées) :

  • Les mutilations sexuelles traditionnelles sur les femmes telle : L’excision : La clitoridectomie ou ablation du clitoris est une  mutilation. Encore pratiquée en Afrique et aussi au Moyen Orient (en parallèle avec l’infibulation). Ce, depuis au moins le deuxième millénaire av J.C.. Elle apparait en Occident principalement depuis le 18e siècle. De nos jours encore 200 millions de femmes dans le monde, dont une grande partie sur le continent africain, sont victimes d’une telle barbarie. Souvent avant l’âge de 15 ans, voire sur des nourrissons (plus de 50 000 par an en France).

L’excision :

Parfois mortelle, elle se « justifie » principalement au nom :

  • Du renforcement du plaisir sexuel masculin (vagin plus sec, et pour certains des sensations plus fortes à la limite de la douleur ;
    • Dans la culture des parents qui craignent que leur fille ne soit plus bonne à marier ;
  • Que la femme ne ressente plus aucun plaisir sexuel et ainsi « protège » les femmes contre tout désir, afin qu’elle n’aille pas chercher ce plaisir avec d’autres hommes.
  • Le nombre de demandes de changement de sexe, émanant d’enfants et d’adolescents, arguant que leur « genre » ne correspond pas avec leur sexe ressenti. Ce risque augmente actuellement de façon impressionnante. Cette montée de la demande correspond à une « offre » soutenue par le prosélytisme de divers groupes sociaux. Qui, au nom de la liberté sexuelle ou de l’autonomie, défendent un « droit » au choix du sexe. On peut considérer cela comme une violence sur enfant et non pas comme une évolution émancipatrice de notre société !

Les mariages forcés :

Le mariage forcé « arrangé » consiste à marier une personne contre sa volonté. Ces mariages, souvent d’enfants touchent principalement les filles. En Afrique du Nord (Maghreb), au Proche-Orient, et dans certains pays d’Asie à cause des traditions ou par intérêt économique. Ils peuvent se justifier quand il s’agit de provoquer une union d’une femme (qui deviendra une mère) avec un homme qui pourra financièrement :

  • Assurer la bonne substance financière du foyer ;
  • Assurer la conservation d’un bien patrimonial ;
  • Aussi au nom d’une fierté familiale, du souhait des parents ou par obligation sociale.

Cela se pratiquait encore en France il n’y a pas encore si longtemps.

Contre ces pratiques héritées de l’Antiquité romaine et germanique, l’Église catholique au Moyen Âge tendra à imposer le libre consentement des deux époux lors du mariage. Qui consiste à un aspect de la réforme grégorienne (XIe siècle) et du concile de Latran IV. Mais « chassez le naturel, il revient vite au galop ».

Les filles subissent généralement plus de mariages « forcées » que les garçons !

Les violences conjugales au sein du couple :

Les violences conjugales sont punies par la loi, qu’elles visent un homme ou une femme. Qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles. Il s’agit des violences commises au sein des couples mariés, pacsés ou en union libre. Elles se manifestent par des menaces, des pressions, des privations ou des contraintes. Elles peuvent causer chez la victime des dommages psychologiques, physiques, un isolement social voire aller jusqu’à la mort : (Entre le 1er janvier et le 26 décembre 2022, 106 femmes sont mortes en France, tuées par leur conjoint ou ex-conjoint).

Mais aussi simplement, via une privation de liberté (enfermement, séquestration, etc.), une privation d’autonomie (confiscation de revenu, de véhicule), une volonté d’aliénation (aliénation économique, administrative), un isolement vis-à-vis des proches (interdictions ou des pressions visant à empêcher la victime de voir sa famille ou ses amis), un isolement social (interdictions ou pressions visant à empêcher la victime d’exercer une activité professionnelle, associative ou de fréquenter un cercle social).

Statistiques de violences conjugales en France :

  • Pour l’année 2008, ces violences conjugales se chiffrent à 85 000 faits constatés par les services de police et de gendarmerie, d’après l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Il s’agit là de déclarations recensées via un dépôt de plainte, mais la totalité des victimes ne portent pas plainte et celles-ci ne rencontrent pas encore toute l’attention nécessaire (souvent dans l’urgence) pour en éliminer drastiquement la gravité !
  • Les chiffres de 2021 témoignent d’une augmentation de 21 % des actes de violences conjugales recensés par la police par rapport à 2020. Les actes recensés ont doublé entre 2016 et 2021 ;
  • En 2021, 87 % des victimes sont des femmes et 89 % des auteurs sont des hommes ;
  • Dans 91% des cas de violences sexuelles, les femmes connaissaient leurs agresseurs ;
  • En moyenne chaque année sur la période 2011-2018, 213 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part d’un conjoint (concubin, pacsé, petit ami) ou d’un ex-conjoint. Parmi ces victimes, 29 % sont âgées de 18 à 29 ans ;

Encore des chiffre de violences

  • Près de 80 % des femmes handicapées sont victimes de violences. Les femmes handicapées sont quatre fois plus susceptibles de subir des violences sexuelles ;
  • Plus d’une femme sur deux en France (53%) et plus de six jeunes femmes sur dix (63%) ont déjà été victimes de harcèlement ou d’agression sexuelle au moins une fois dans leur vie ;
  • 16% des Françaises et Français ont déjà subi une maltraitance sexuelle dans leur enfance ; 
  • Au moins un adulte sur six vit avec la mémoire de violences sexuelles subies dans son enfance ;
  • Sur la période 2011-2018 :
    • 94 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes d’un viol ou d’une tentative de viol. Parmi ces femmes victimes ;32 % sont âgées de 18 à 29 ans ;
    • Dans 45 % des cas décrits l’auteur était un conjoint ou un ex-conjoint ;
  • Une femme sur six fait son entrée dans la sexualité par un rapport non consenti ou non désiré.

Des violences contre les communautés LGBT (voire 2ELGBTQQIA+) :

  • L’homophobie aurait comme origine chez les hommes s’explique par la peur d’être identifié comme gay, ou concernant leur propre masculinité. Pour cette raison, l’homophobie est répandue dans le sport et dans la sous-culture de ses supporters, considérés comme des mâles stéréotypés notamment dans le football et le rugby. Pour cela cette tendance sexuelle révélée est souvent victime de railleries, d’injures et de menaces, elle fait l’objet d’un rejet social, voire de violences sexuelles ;
  • Les violences LGBT-phobes concernent aussi les lesbiennes, femmes bi et trans, largement sous-évaluées et peu prises en compte dans les politiques publiques. Pourtant, 31% des femmes bi et 20% des lesbiennes exclusives rapportent avoir vécu au moins une expérience de violence sexuelle ou physique dans les cinq dernières années ;
  • le lesbianisme est utilisé de manière réductrice et caricaturale dans la pornographie comme objet de fantasme et de voyeurisme ;
  • Des jeunes lesbiennes qui révèlent leurs préférences sexuelles sont parfois contraintes par leur famille au mariage forcé ou à des relations sexuelles avec des hommes. Ces relations ou mariages forcés peuvent être assimilés à de la torture ou à de l’esclavage sexuel, ou soumises à des viols punitifs ;
  • Au travail, les agresseurs sont essentiellement les collègues et supérieurs hiérarchiques agissant en groupe. Dans ce milieu, la lesbophobie comme l’homophobie sont véhiculées principalement sous couvert d’humour. 

Des violences au travail :

De 2010 à 2016, le nombre de femmes victimes de violences au travail a doublé : de 25 000 en 2010 à 48 000 en 2016. Avec une augmentation de plus de 307% en 2015 ! Début 2018, une femme sur trois révélait avoir subi du harcèlement sexuel au travail :

  • Leurs tâches dans l’entreprise s’avèrent souvent moins valorisantes ayant moins de sens et plus pénibles. Leurs salaires demeurent inférieurs de 22 % et pourtant elles sont plus diplômées ;
  • Le comportement abusif ou tyrannique vis-à-vis d’un subalterne ou d’un pair, voire d’un supérieur hiérarchique.

Les travailleurs migrants sont plus de trois fois plus susceptibles d’être soumis au travail forcé. 

Certaines professions tenues par des femmes s’avèrent plus exposés que d’autres à la violence. (Les conductrices de taxi, ou de transports collectifs, le personnel des services de santé, les enseignantes, les assistantes sociales, les domestiques employées à l’étranger et les personnes travaillant seules.

Une autre forme de violence : 60% des femmes considèrent qu’elles sont moins bien payées que leurs homologues masculins. Concernant la retraite elles ne sont pas mieux loties :

  • Des carrières hachées par des grossesses et par l’éducation des enfants voire des missions à temps partiel ;
  • On leur confie moins de responsabilités pouvant valoriser leur parcours.

NB : En cas d’égalité des salaires entre femmes et hommes, on règlerait grandement le déficit des caisses de retraites car cela entraînerait en France, une augmentations automatique des cotisations de près de 5 milliards !

L’esclavage moderne :

L’esclavage moderne désigne les situations d’exploitation qu’une personne qui ne peut pas refuser ou quitter son travail. En raison de menaces, de violence, de coercition, de mensonges ou d’abus de pouvoir (dont 71 % sont des filles, et 100 % en cas de violences sexuelles.

50 millions de femmes dans le monde sont réduites à l’état de servitude. Dont 28 millions étaient soumises au travail forcé et 22 millions étaient piégées dans un mariage forcé.

La prostitution :

On parle encore : « d’argent facile », « du plus vieux métier du monde », de « prostitution heureuse », de « travailleurs du sexe ». NON ! La prostitution c’est d’abord de la violence en soi ! D’autant plus que cela concerne d’abord des personnes défavorisées, fragiles, blessées par une expérience passée. Violences exercées par ceux qui exploitent (proxénétisme) par des clients prostituteurs violents, mais aussi entre les acteurs même. Sans oublier par des riverains, des violences policières ou des stigmatisations des municipalités.

Des associations parlent de 6 à 10 000 prostitués mineurs en France.

Cyberviolence sexistes :

Le cyber harcèlement consiste en une agression qui se produit sur internet, via les réseaux sociaux ou le téléphone. (Menaces, insultes, chantages, intimidations et atteintes à la vie privée ou non-respect du droit à l’image).

Pédocriminalité :

Un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles en Europe.

Ce nouveau concept est sordide : il s’agit de commander en ligne depuis la France une vidéo d’un viol en direct (live-streaming) réalisé sur un enfant à l’étranger. Le phénomène est connu depuis plusieurs années, mais les mois de Covid et de confinement semblent avoir accéléré cette pratique criminelle.

Toutefois, « on n’arrive pas à identifier ces victimes-là », déplore @Nathalie Bucquet, avocate d’Innocence en Danger, association qui défend les enfants victimes de violences.

À suivre : Comment lutter contre la violence faite aux femmes” (2/2)

Christine Lagarde : « Moins de testostérone, moins d’ego, ça aide » : un appel de Christine Lagarde aux femmes dirigeantes »

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