En ce 15 Août nombre de Catholiques célèbrent « L’annonciation » en l’honneur de la sainte vierge : « l’immaculée conception »

Que signifie exactement ce terme, souvent mal comprit ?

« L’immaculée Conception » ne concerne pas la conception de Jésus, comme beaucoup le croient, mais de la conception de Marie elle-même. Plus précisément :

  1. Origine du terme : « L’immaculée Conception » représente un dogme de l’Église catholique proclamé en 1854 par le pape Pie IX. Il stipule que Marie, dès sa conception dans le ventre de sa mère, Anne, a été préservée du péché originel.
  2. Qui est concerné ?
    • Ce dogme concerne donc Marie, mais pas Jésus.
    • Marie, conçue par sa mère Anne de manière « immaculée » dans le sens où Dieu l’a préservée du péché originel dès sa conception.
    • Cela signifie que, contrairement à tout être humain (qui hérite du péché originel selon la doctrine chrétienne. Marie est restée pure et sans tache de péché dès sa naissance.
  3. Importance théologique :
    • Cette pureté préparait Marie à devenir la Mère de Dieu (Mère de Jésus).
    • Le dogme souligne que Jésus reste d’une femme déjà totalement consacrée à Dieu et libre du péché originel.
  4. Distinction souvent confondue :
    • Beaucoup de personnes croient que « l’immaculée Conception » désigne la conception virginale de Jésus par Marie.
    • Erreur : La conception virginale concerne seulement Jésus. Tandis que l’Immaculée Conception concerne Marie elle-même, dès sa naissance de sa mère Anne.

En résumé :

  • Immaculée Conception = Marie, dès sa conception par Anne, sans péché originel.
  • Conception virginale = Jésus, conçu dans le ventre de Marie par l’Esprit Saint.

Ce dogme de l’église catholique divise-t-il les Protestants des Catholiques ?

Absolument, et cela constitue un point central des divisions théologiques entre catholiques et protestants. Voici l’explication détaillée :

Point de vue catholique

  • Comme mentionné, le dogme de l’Immaculée Conception a été proclamé officiellement en 1854 par le pape Pie IX.
  • Les catholiques croient que Marie a été préservée du péché originel dès sa conception, afin de devenir pure pour accueillir Jésus.
  • Ce dogme est considéré comme une vérité de foi : la dévotion mariale est importante dans le catholicisme et le respect de Marie comme « Mère de Dieu » est central.

Point de vue protestant sur « l’immaculée conception »

  • Les protestants (Luthériens, Calvinistes, Réformés, Évangéliques …) ne reconnaissent pas ce dogme.
  • Raisons principales :
    1. Absence dans la Bible : Les protestants soulignent que la Bible ne mentionne pas que Marie ait été préservée du péché originel. Ils considèrent que la doctrine n’a pas de fondement scripturaire.
    2. Sola Scriptura : Principe protestant fondamental : la foi doit se baser sur la Bible seule, sans ajout de doctrines établies par l’Église.
    3. Le Christ reste comme seul : pur et sans péché : Dans la théologie protestante, seul Jésus est exempt de péché originel. Marie, comme tout humain, a eu besoin de salut par Jésus.

Conséquences de cette divergence

  • Catholiques : Vénèrent Marie, prient pour son intercession, célèbrent l’Immaculée Conception le 8 décembre.
  • Protestants : Respectent Marie comme mère de Jésus mais ne la considèrent pas comme immaculée, ni digne d’une vénération particulière.

En résumé : ce dogme divise clairement les catholiques et les protestants, car il illustre une différence profonde sur l’autorité de l’Église et la lecture de la Bible.

Voici un tableau clair et synthétique

pour comparer le point de vue des Catholiques et des Protestants concernant Marie et le dogme de l’Immaculée Conception :

AspectCatholiquesProtestants
Immaculée ConceptionMarie : préservée du péché originel dès sa conception par sa mère Anne.Marie : non préservée du péché originel ; seul Jésus reste sans péché.
FondementDogme proclamé en 1854 par le pape Pie IX ; basé sur la tradition et l’interprétation biblique.Doctrine rejetée : pas de mention dans la Bible, contraire au principe « Sola Scriptura » (la Bible seule).
Conception de JésusLa virginité de Marie est reconnue : Jésus conçu par l’Esprit Saint.La virginité de Marie est reconnue comme fait historique, mais l’accent est sur Jésus seul.
Rôle de MarieMère de Dieu, intercession possible, vénération et fête liturgique (8 décembre).Respectée comme mère de Jésus, mais pas d’intercession ni de vénération particulière.
Conséquence théologiquePréparation divine pour accueillir Jésus, Marie pure du péché originel.Tous les humains, y compris Marie, ont besoin du salut par Jésus.

Concernant la virginité est-ce que des gynécologues rencontrent au moment d’un accouchement des femmes, redevenuent vierges ? C’est-à-dire dont l’hymen rompu par un rapport sexuel se serait cicatrisé et laisserait penser que l’accouchée est redevenue anatomiquement « vierge » ? Il y a des précisions anatomiques importantes à connaître à ce sujet :

L’hymen n’est pas un « baromètre de virginité » fiable

  • L’hymen est une membrane très variable d’une femme à l’autre : forme, épaisseur, élasticité.
  • Certaines femmes naissent avec un hymen très fin ou très extensible, d’autres avec un hymen plus fermé.
  • L’hymen peut se déchirer pour de nombreuses raisons autres que le rapport sexuel : sport intense, équitation, vélo, insertion de tampons, examens médicaux.

Cicatrisation de l’hymen

  • Après une rupture, l’hymen peut cicatriser partiellement, mais jamais pour revenir exactement à l’état « intact” »de la virginité originelle.
  • La cicatrisation peut reproduire un aspect presque normal, laissant parfois penser à un hymen intact, surtout si la membrane est souple et élastique.

3. Lors de l’accouchement

  • Lors d’un accouchement vaginal : l’hymen est déjà largement distendu ou absent, en raison des changements du vagin pour permettre la naissance.
  • Un gynécologue ne peut pas déterminer avec certitude si une femme a eu ou non des rapports sexuels basés sur l’état de son hymen à ce stade.
  • L’idée de « redevenir vierge » anatomiquement constitue donc comme fausse dans un contexte médical : l’accouchement laisse l’hymen irrémédiablement altéré.

Conclusion scientifique

  • L’hymen n’est pas un indicateur fiable de virginité.
  • Les notions culturelles ou religieuses de « vierge » ne correspondent pas à une réalité anatomique strictement observable.
  • Les gynécologues considèrent plutôt la santé vaginale et l’intégrité générale, pas l’histoire sexuelle

1. L’examen médical de la virginité : interdiction générale

En France, il est illégal de pratiquer un examen pour déterminer la virginité d’une femme dans la plupart des contextes. Les raisons :

  • Code pénal :
    • L’article 222-27 interdit toute atteinte à l’intégrité sexuelle d’une personne sans son consentement.
    • Les examens dits de « certificat de virginité » peuvent être considérés comme atteinte à l’intégrité corporelle et abus de confiance médicale.
  • Ordre des médecins :
    • La profession médicale considère que la virginité n’a aucun fondement scientifique fiable.
    • L’Ordre des médecins interdit formellement de délivrer des certificats de virginité.
    • Le Code de déontologie médicale précise : “Le médecin ne doit pas répondre à des demandes contraires aux règles de la science et à la déontologie”, ce qui inclut une recherche de la virginité.

Exceptions médicales

  • Examen gynécologique pour raison médicale :
    • Un gynécologue peut examiner l’hymen ou le vagin uniquement pour des raisons médicales, par exemple : traumatismes, infections, malformations, suivi de grossesse ou d’accouchement.
    • Dans ce cadre, le but est strictement médical, jamais pour attester la virginité.

3. Sanctions

  • Tout médecin ou professionnel qui délivrerait un certificat de virginité peut être poursuivi pénalement et faire l’objet de sanctions disciplinaires :
    • Amendes, peines de prison possibles en cas d’atteinte à l’intégrité corporelle.
    • Radiation ou avertissement par l’Ordre des médecins.

4. Conclusion

En France :

  • Impossible légalement d’attester la virginité d’une femme.
  • Les examens à cette fin sont considérés comme abusifs et non scientifiques.
  • La virginité reste un concept social et culturel, pas un état médical attestable.
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