La consigne, une technique simple et efficace pour réutiliser des bouteilles (pots) en verre après les avoir lavés. La reprise se faisait :

  • En versant quelques pièces lors du retour de l’ancienne bouteille ;
  • En rapportant le conditionnement utilisé lors d’un nouvel achat.

Mais, au début des années 1990, avec la prolifération des emballages à usage unique, cette consigne a disparu. (sauf en Alsace).

Le retour de la consigne

d’antan consiste à fixer une valeur de reprise à un emballage réutilisable (bouteilles, pots, plats…) et recyclable au moment de l’achat et remboursée au retour.

Dans le cas d’un réemploi la valeur d’échange de l’emballage consigné peut s’effectuer en bons d’achat et faire revenir le consommateur au point de vente. Ou un remboursement de l’emballage repris.

Des emballages en verre représentent une démarche parfaitement sécuritaire et plus écologique que des boites en carton.

« La consigne s’avère plus écologique que le tri »

Historique des emballages repris :

“Ma bouteille s’appelle reviens”

En 1799, à Dublin, l’entreprise A & R Thwaites & Co annonça qu’elle paierait deux shillings pour chaque douzaine de bouteilles de son eau gazeuse artificielle qu’on lui retournerait.  Schweppes (1880) mit en place une politique similaire. En Suède, un système de consigne pour les bouteilles fut mis en place en 1884, avec une standardisation des bouteilles dès 1885.

À partir de 1982, les cannettes d’aluminium firent aussi l’objet d’une consigne en Suède.

De nos jours, la consigne souhaite revenir grâce à de nombreux tentatives en France. Qui se déclarent économiques, mais aussi sociétales et environnementales. Comme « ma bouteille s’appelle reviens ».

À terme, l’objectif serait de recréer une filière et des normes claires pour que le réemploi s’impose sur le territoire. Avec un tarif de 18 à 23 centimes le lavage.

Modalités de consigne :

Les bouteilles de verre lavées, dans un périmètre inférieur à 300 km, rejettent 80 % de gaz à effet de serre de moins que lorsqu’elles sont recyclées. Sans compter :

  • Sur la consommation d’eau (réduite de 33 % puisque réutilisée d’un lavage à l’autre) ;
  • Sur l’énergie (75 % d’économie).

La société Locaverre soutient que son projet finira par s’imposer en France : « Une fois la consigne imposée et les contraintes logistiques levées, réutiliser les bouteilles en verre s’imposera comme une évidence. » Encore faut-il que le gouvernement en fasse une priorité.

IDÉES et CONCEPTS le magazine des idées.

Partager: